Jeux en ligne: Vers une cinquantaine d'opérateurs

G. G. avec AFP

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Une cinquantaine d'opérateurs devraient être légalisés en cas d'adoption du projet de loi sur l'ouverture à la concurrence en 2010 des jeux en ligne, a déclaré le ministre du budget Eric Woerth. "Je pense qu'il y aura in fine une cinquantaine d'entreprises autorisées en France qui se partageront un marché avec des licences différentes", a-t-il dit à la presse à l'issue de la table ronde. Bercy avait précédemment indiqué qu'une centaine de candidats devaient se manifester après le vote de la loi.

Venu participer à une table ronde à l'hôpital Marmottan à Paris en présence de nombreux experts en toxicomanies et addictions aux jeux, le ministre a expliqué que ce projet visait à réguler un secteur "qui explose littéralement" et qui compte "plus de 20.000 sites illégaux".

Le projet de loi examiné à partir de mercredi à l'Assemblée prévoit d'ouvrir à la concurrence en 2010 les paris sportifs et hippiques et le poker en ligne, et d'autoriser certains opérateurs à faire de la publicité dans les médias ou en collaboration avec des partenaires sportifs.

Dix millions d'euros doivent également être consacrés à la lutte contre l'addiction.

"Chasser l'illégal"

"La prohibition, ça ne marche pas. Le légal doit chasser l'illégal. Il faut la publicité pour chasser l'illégal", a affirmé Eric Woerth, assurant que le texte visait également à mieux prévenir "les risques d'addictions et les risques sur les mineurs".

Il s'est cependant dit "prêt à prendre des amendements supplémentaires sur l'encadrement de la publicité" dans le sens d'une plus grande protection des mineurs.

Interrogé sur les retombées financières de cette réforme pour l'Etat, Eric Woerth a rappelé que celui-ci gagnait "environ 5 milliards d'euros sur les jeux en comptant la Française des jeux, le PMU, les casinos". Selon lui, le gouvernement espère seulement avec l'ouverture des jeux à la concurrence maintenir ce niveau de recettes, en dépit de la baisse de la fiscalité sur les jeux dits "en dur" par opposition aux jeux en ligne.