50.000 voitures électriques pour l'Etat

G. G. avec AFP

— 

L'Etat veut soutenir le développement de la voiture électrique. En sortant le carnet de chèque. Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi devait annoncer mardi le lancement "dès l'automne par l'Etat (de) plusieurs appels d'offres pour l'achat de 50.000 véhicules électriques", indique mardi Le Monde.

Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Industrie a confirmé ce chiffre.

Les appels d'offres concerneraient des organismes possédant "des flottes de véhicules utilitaires comme La Poste, EDF, la SNCF, Veolia ou encore Vinci, mais aussi les services de l'Etat et les collectivités territoriales", écrit le quotidien.

100.000 sur 5 ans

Le 12 septembre, le ministère de l'Ecologie avait indiqué que l'Etat devait lancer un appel d'offres pour 40.000 véhicules électriques pour l'administration et les entreprises publiques, dans le cadre du plan véhicules propres.

Selon Le Monde, "l'Etat s'est engagé à acheter 100.000 véhicules sur 5 ans". Entre autre, "La Poste devrait utiliser, d'ici à 2013, 10.000 véhicules électriques, ce qui représente 25% de sa flotte".

Usine de batteries

Le quotidien indique également que "l'Etat participera, à travers le Fonds stratégique d'investissement, au projet mené par Renault, le CEA et l'AESC (coentreprise entre Nissan et Nec) pour la construction d'une usine de fabrication de batteries à Flins (Yvelines) et celle d'un centre de recherche à Grenoble pour l'amélioration de la technologie existante".

Christian Estrosi, cité par le journal, indique qu'il s'agit d'un projet "de très grande envergure". "L'investissement total d'un milliard et demi d'euros, dont près de 800 millions pour la première phase d'ici 2014".

Les spécialistes du secteur estiment que le décollage du marché de la voiture électrique dépend en grande partie de l'Etat. Ce dernier doit aider à "créer un marché" pour que les investissements consentis par les constructeurs deviennent rapidement rentables. Notamment ceux de Renault, qui misent -presque- tout sur cette technologie. Ou encore Bolloré.