Les achats courent toujours après les souris

TV avec AFP

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Crise ou pas crise, les Français sont toujours plus nombreux adeptes du double clic. Les ventes sur internet se maintiennent à un rythme soutenu. Elles croissent de 26% en 2009 après des hausses de 29% en 2008 et 35% en 2007 selon les chiffres publiés aujourd'hui par la Fevad, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance.

Alors que le monde connaissait sa plus grande crise économique depuis les années 30, les internautes ont plébiscité le prix, le choix et le sentiment de liberté qu'offre le net, a estimé François Momboisse, président de la Fevad. La consommation totale en produit manufacturés n'a progressé que de 1% en France en 2009.

2,1 millions de Français ont grossi les rangs des cyberacheteurs, selon des chiffres de Médiamétrie, portant le marché à 24,4 millions de clients et 25 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Les internautes ont procédé en moyenne à plus de 11 transactions, soit pratiquement un achat par mois. Chaque cyberacheteur a dépensé en moyenne 1.000 euros l'année dernière, a détaillé Marc Lolivier, délégué général de la Fevad. Par secteur, les ventes de produits techniques sur internet ont progressé de 8%, celles de textile-mode de 13% et celles du tourisme de 7%.

Autoentrepreneurs cybermarchands

Seul bémol, le panier moyen a reculé l'année dernière de 2% à 90 euros. Mais la Fevad souligne qu'il a de nouveau progressé à partir du quatrième trimestre (+2%) et que ce redressement s'est confirmé début janvier lors de la première semaine des soldes.

Dans le même temps, l'offre continue de s'enrichir avec 35% de plus de sites marchands (64.000). 30% des cybermarchands qui ont démarré leur activité en 2009 l'ont fait avec le nouveau statut de l'auto-entrepreneur, a souligné le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli, citant les résultats d'une étude de la plateforme de commerce en ligne Oxatis.

Pour 2010, la Fevad s'attend à une croissance de 24% des ventes sur internet à plus de 30 milliards d'euros. En 2012, ces ventes devraient dépasser les 45 milliards d'euros, pour peser aussi lourd que des secteurs économiques comme l'aéronautique ou les télécoms, a fait valoir M. Lolivier.