Borletti se rapproche de Lacroix

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L'administrateur judiciaire chargé du dossier Christian Lacroix, Régis Valliot, "tente un rapprochement" entre les frères Falic, propriétaires de la maison de couture en redressement judiciaire, et le groupe Borletti (Le Printemps, La Rinascente), candidat à sa reprise, a-t-on appris lundi à son cabinet. M. Valliot "tente un rapprochement mais ça ne veut pas dire que ça va fonctionner", a-t-on déclaré. Un plan commun est "quelque chose qui est envisagé", a-t-on ajouté. "Il y a des contacts" depuis "fin août début septembre", selon la même source.

Dans sa version initiale, le plan Falic prévoit 112 suppressions d'emplois sur 124 et le maintien des licences, la haute couture et le prêt-à-porter étant supprimés. Les plans des repreneurs potentiels prévoient pour la plupart le maintien d'une cinquantaine d'emplois.

Les principaux candidats à la reprise sont le groupe italien Borletti associé au couturier Christian Lacroix, le cabinet de conseil Bernard Krief Consulting (BKC) et la holding de l'homme d'affaires Prosper Amouyal, la Financière Saint-Germain (Haviland, Daum, Lalique). Selon la même source, le comité d'entreprise prévu lundi a été repoussé au 14 septembre, les dossiers n'étant toujours pas finalisés.

"Il faut qu'on trouve une solution rapidement", souligne-t-on au cabinet de l'adminstrateur parce qu'"à la fin du mois, il n'y a plus suffisamment de trésorerie pour continuer".Créée en 1987 avec l'appui du numéro un mondial du luxe LVMH qui l'a vendue en 2005 au groupe Falic, la maison Christian Lacroix a enregistré en 2008 dix millions d'euros de pertes pour un chiffre d'affaires de trente millions d'euros.