Sauver Lacroix sans suppression d'emploi

T.V avec AFP

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Les propriétaires de la maison de couture Christina Lacroix table sur la suppression de 112 emplois sur 124, les plans des repreneurs potentiels prévoient pour la plupart le maintien d'une cinquantaine d'emplois. Le cabinet de conseil BKC qui a déposé une offre de reprise de Christian Lacroix, en redressement judiciaire, a promis mardi de ne pas démanteler la maison de couture, s'engageant à conserver 105 emplois sur les 125 et à ne pas délocaliser la production.

"Je ne veux pas le démantèlement de Christian Lacroix", a affirmé le PDG de Bernard Krief Consulting, Louis Petiet, dans un entretien sur Itélé, soulignant que son groupe souhaitait "créer un leader mondial de l'artisanat de très grand luxe".

"Je reprends tout de suite 105 emplois et je les triple en cinq ans", a affirmé le PDG du cabinet spécialisé dans la reprise d'entreprises en difficulté, qui a notamment acquis le fabricant de fil à broder DMC en 2008 et l'équipementier automobile Heuliez début juillet. Cet été, Louis Petiet avait déclaré que sa société espérait pouvoir reprendre "au moins la moitié des salariés" et "pouvoir aller jusqu'à une centaine de personnes". "Tout sera produit en France et j'ai des alliés financiers mondiaux qui y croient et qui accompagnent ce développement", a expliqué M. Petiet.

Les principaux candidats à la reprise de Lacroix sont le groupe italien Borletti (Le Printemps, La Rinascente) associé au couturier Christian Lacroix, le cabinet de conseil Bernard Krief Consulting (BKC) et la Financière Saint-Germain (Haviland, Daum, Lalique), holding de l'homme d'affaires Prosper Amouyal.