La crise contre les embouteillages

G. G. avec AFP

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Un tiers de bouchons en moins en deux ans au Royaume-Uni! Et ce n'est pas grâce à la taxe carbone. C'est plutôt grâce à la crise, selon une étude publiée ce mardi.

La hausse du chômage, du télétravail ou du covoiturage explique notamment ce recul de 31% des embouteillages sur les grands axes du pays, selon cette enquête menée par l'institut Populus pour l'automobile-club AA et la société Trafficmaster spécialisée dans l'information routière.

L'étude estime que la montée du chômage en Grande-Bretagne, qui a atteint en août son plus haut niveau depuis 1996 (7,8%), a entraîné une baisse de 15% des embouteillages aux heures de pointe. Logique: si les Britannique ne vont plus travailler, ils roulent moins.

"Nous rassemblons et analysons des données sur les embouteillages depuis 20 ans et jusqu'en 2007, le problème n'a fait qu'augmenter", a souligné une porte-parole de Traficmaster, Georgina Read. "Mais depuis la crise financière, cette tendance a bel et bien été inversée et depuis deux années consécutives nous assistons à une chute spectaculaire des niveaux d'embouteillages".

"Cette étude apporte ainsi de bonnes et de mauvaises nouvelles", a pour sa part commenté le président de l'AA, Edmund King. "Les bouchons diminuent, mais c'est à cause de la récession, du prix du pétrole et du chômage".

Si les britanniques roulent moins, c'est aussi grâce au développement du télétravail. Quelque 20% des 75.000 automobilistes interrogés ont expliqué qu'ils travaillaient plus souvent de chez eux pour limiter les coûts de transport. Ils ont également plus souvent recours aux transports en commun ou au covoiturage.

Mais il y a un hic. Le vendredi est le seul jour de la semaine qui a vu une augmentation des bouchons. Pourquoi donc? Avec la crise, les Britanniques choisissent de plus en plus de rester dans leur pays pour les vacances ou les week-ends. Mais ils partent quand même.