Barack Obama s'attaque à la réforme du système de santé

E24 avec AFP

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Barack Obama convoque aujourd'hui jeudi 5 mars un "sommet" sur la réforme du système de santé avec l'intention de tenir une de ses grandes promesses de campagne et faire en sorte que tous les Américains puissent se doter d'une couverture médicale. Le président américain réunira environ 120 responsables, experts ou parlementaires concernés par cette réforme ambitieuse et difficile, sur laquelle l'administration Clinton s'était cassé les dents. L'idée est "de réunir tous ces gens dans une pièce pour parler de la meilleure manière de parvenir au résultat ultime, qui est de réformer notre système de santé, de réduire les coûts, d'élargir l'accès (à une assurance médicale) à des millions d'Américains", a dit le porte-parole de Barack Obama, Robert Gibbs.

Près de 46 millions d'Américains seraient dépourvus de couverture médicale. Un Américain sur trois âgé de moins de 65 ans, soit 86,7 millions de personnes, a été privé à un moment ou à un autre de couverture médicale au cours des deux dernières années, indiquait une étude publiée mercredi 4 mars. Les frais de santé, dans un système américain combinant les financements public et privé, causent une faillite personnelle toutes les 30 secondes en Amérique, souligne Barack Obama. Mais la couverture médicale est aussi l'une des dépenses qui augmentent le plus et le plus vite dans le budget fédéral, ajoute-t-il.

La réforme du système de santé est ainsi un élément central du

premier budget d'Obama
, qu'il a présenté la semaine passée. Il y a fait figurer un fonds de 634 milliards de dollars sur dix ans pour financer la couverture santé. L'administration indique qu'il s'agit là d'un acompte sur ce qui, selon un chiffre communément cité, pourrait revenir à mille milliards de dollars. Il revient à présent au gouvernement d'articuler cette politique. Barack Obama a nommé cette semaine une nouvelle secrétaire à la Santé, Kathleen Sebelius, et a créé un poste de haut responsable chargé de la réforme, attribué à Nancy-Ann DeParle, une ancienne de l'administration Clinton.