Etats généraux de l'Industrie: mode d'emploi

Elsa Meyer

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A secteur en crise, réponse de poids. Après l'outre-mer ou la restauration, l'industrie lance à son tour ses états généraux. Le ministre du secteur, Christian Estrosi, est ambitieux: son objectif est tout simplement de refonder la nouvelle politique industrielle de la France.

Mode d'emploi

Pour ce faire, des réflexions seront menées de la fin du mois à début février 2010 au niveau national, régional et sur Internet.

Professionnels du secteur, élus, représentants de l'Etat, universitaires et partenaires sociaux pourront participer à différents ateliers de travail sur des thèmes transversaux, tels que l'emploi, la croissance verte ou l'innovation; des thèmes par filières industrielles et par secteurs régionaux majeurs. Les citoyens seront aussi invités à donner leur avis sur Internet. .

Un Comité national des états généraux (CNEGI), mis en place à la fin octobre, chapotera les réunions à l'échelle du pays.

En février prochain, une grande Convention nationale conclura ces mois de réflexion. Elle réunira l'ensemble des acteurs associés et aura pour mission de "faire la synthèse des propositions des ateliers régionaux, du CNEGI et celles recueillies par Internet", a indiqué Christian Estrosi. A Nicolas Sarkozy, ensuite, de tirer les conclusions de ces états généraux.

Ambitions

Le programme est donc chargé d'autant plus que l'objectif est ambitieux. Par ces ateliers de travail et la synthèse qui en découlera, le ministre veut en effet mettre l'Industrie "de nouveau au cœur de notre politique économique" car "l'ère post industrielle n'est pas advenue". Malgré les difficultés qu'il rencontre, le secteur reste en effet majeur dans l'économie française.

La tâche s'annonce rude et comme l'a rappelé Christian Estrosi, "la difficulté (…) n'est jamais d'annoncer une révolution, même et surtout une révolution industrielle. La seule difficulté c'est d'arriver à le faire". Un constat qui a au moins le mérite de la lucidité.