TF1 sortirait de France 24 avec 2 millions d'euros

E24 avec AFP

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C'est moins que ce que TF1 réclamait, mais ce n'est pas mauvais comme retour sur investissement. TF1 devrait sortir du capital de France 24 avec 2 millions d'euros, la même somme que France Télévisions. C'est Alain de Pouzilhac, président de la holding Audiovisuel extérieur de la France qui doit chapeauter France 24, RFI et TV5 Monde, qui l'affirme dans Libération. Un bon retour sur investissement, puisque TF1 n'a versé que 18.000 euros au moment de la création de la chaîne d'information française France 24. Le groupe estimait néanmoins France 24 à 90 millions d'euros et réclamait au départ 45 millions d'euros pour sortir du capital, puisqu'elle contrôlait la chaîne pour moitié avec France Télévisions.

"Quand on leur a demandé de sortir, les gens de TF1" ont réclamé 45 millions "puis 15 millions; finalement, ils partiraient avec 2 millions", a déclaré Alain de Pouzilhac. "Il semble que la négociation soit bonne. France Télévisions touchera aussi 2 millions d'euros", ajoute-t-il. A la sortie du capital s'ajouteront trois contrats de fourniture d'images. "Un contrat France Télévisions pour des images d'actualité d'un montant de 1 millions d'euros. Et deux contrats TF1: les images d'archives à hauteur de 800.000 euros et les images d'Eurosport (filiale de TF1, NDLR) à hauteur de 900.000 euros", détaille le président de la holding. Ces contrats seraient signés pour 7 ans. "On n'attend plus que la signature de TF1", précise Alain de Pouzilhac.

Audience

Interrogé sur la suppression, faute d'audience, d'émissions dans six langues à Radio France Internationale (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien), M. de Pouzilhac, qui est PDG de RFI, a estimé qu'il fallait "moderniser et dynamiser" la station. Selon lui, RFI est "engoncée dans des habitudes inchangées depuis vingt ans". "Le mur de Berlin tombe il y a dix-neuf ans et on ne prend pas en compte les conséquences."

Il estime notamment que "personne n'écoute" RFI en allemand. "Ca vous viendrait à l'idée d'écouter Deutsche Welle en français à Paris?", demande-t-il. A l'inverse RFI va développer d'autres langues comme le mandarin "via des webradios" ou l'arabe via le développement d'un "pôle entre France 24 et Monte Carlo Doualiya" (radio arabophone qui fait partie de RFI), précise-t-il. "Il faut un audiovisuel extérieur de la France qui à la fin de 2013 soit moins coûteux et plus fort", conclut-il.