Bombardier accuse le coup

E.M avec AFP

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Bombardier, constructeur aéronautique et ferroviaire canadien, a annoncé mercredi 2 septembre une chute de 22% de son bénéfice net au deuxième trimestre de son exercice décalé 2009/2010. Evalué à 202 millions de dollars américain, ce bénéfice net était de 259 millions sur la même période l'année précédente.

Le chiffre d'affaires est pour sa part resté stable sur un an, à 4,9 milliards de dollars américains. Le carnet de commandes totales du groupe a même très légèrement augmenté par rapport au trimestre précédent, passant de 47,4 milliards de dollars à 47,5 milliards.

Les difficultés rencontrées par la division aéronautique de Bombardier sont la principale cause de ces résultats mitigés. Sur un an, elle a enregistré une contraction de 4% de ses ventes, en raison notamment d'un nombre moins important de livraison et un recul des prix des avions d'affaires.

"Bombardier a livré 80 appareils au cours du trimestre (dont 51 avions d'affaires), contre 89 l'année dernière, mais a encore accru sa part de marché dans le secteur des avions d'affaires", a souligné M. Beaudoin, Directeur exécutif du groupe. Au deuxième trimestre, l'entreprise a enregistré 42 nouvelles commandes (27 commandes d'avions d'affaires et 15 d'avions commerciaux) et 80 annulations. "Des signes de stabilisation apparaissent cependant", observe la société notant qu'"il existe toujours un décalage entre la reprise économique et un impact positif sur les ventes".

Bombardier avait annoncé en avril la suppression de 3.000 emplois, soit 10% des effectifs, en raison d'une baisse anticipée de 25% de ses livraisons d'avions d'affaires sur l'ensemble de son exercice.

Le carnet de commandes de la division aéronautique dans son ensemble est tombé fin juillet à 19,6 milliards de dollars, contre 22,4 milliards trois mois plus tôt.

Les transports se portent mieux

La division Transport, autre activité de Bombardier, a en revanche connu un trimestre plus favorable. Le carnet de commandes est passé de 25 milliards fin avril à 27,9 milliards, tandis que son chiffre d'affaires croissait de 4% sur un an, à 2,5 milliards de dollars.

Une amélioration notamment due à "un accroissement d'activité dans les transports ferroviaires urbains et à haute vitesse en Chine et aux Pays-Bas" et "dans les trains périurbains et régionaux, principalement au Danemark, en Allemagne et au Royaume-Uni", a commenté le groupe, , qui a cependant fait état pour cette division d'un effet de changes négatif de 306 millions de dollars.