Le prix du tabac ne devrait finalement pas augmenter

E24 avec AFP

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Les fumeurs respirent en attendant que ce soit le cas de leurs poumons. Les prix du tabac et des cigarettes vont "rester stables" en 2009, indique le site des débitants de tabac qui publie la liste des prix établie par Altadis en date du 5 janvier, "sous réserve de publication préalable au Journal officiel". Cette liste confirme ce qu'indique le journal Le Figaro dans son édition du jour: "les prix des cigarettes n'augmenteront pas en janvier". Le quotidien précise par ailleurs que la marque Chesterfield allait baisser de 20 centimes d'euro le prix de son paquet.

Selon le site des buralistes, "seules certaines références de tabac à rouler et tabacs à narguilé voient leur prix baisser de 5 à 10 centimes d'euro. Dans la liste publiée pour les buralistes, les prix sont donnés pour un certain nombre de "nouveaux produits" (cigares, tabac, cigarettes), tous les autres sont indiqués "sans changement".

"C'était un engagement du ministre du Budget Eric Woerth", a rappelé Yves Trévilly, directeur des relations institutionnelles pour la France de British American Tobacco, interrogé sur Europe 1. "On a déjà pris un certain nombre de mesures pour lutter contre le tabagisme, il n'y a pas besoin d'en rajouter aujourd'hui", a-t-il ajouté en faisant état du problème de l'achat des cigarettes à l'étranger qui représente "3,7 milliards d'euros de perte par an" pour le budget de l'Etat.

"On n'a jamais vendu ni acheté aussi peu de cigarettes qu'en 2008", a-t-il dit, en chiffrant le nombre à 54 milliards de cigarettes vendues en France en 2008. "Cela veut bien dire que la politique de santé fonctionne", a-t-il insisté. Pour leur part, les buralistes, qui avancent un chiffre de 53,3 milliards de cigarettes vendues en 2008, soulignent que cela représente une baisse d'un tiers comparé aux ventes réalisées en 2002 (80,5 milliards).

Selon Le Figaro, "l'Etat a décidé que son cadeau, estimé à 18 millions d'euros, serait intégralement financé par les cigarettiers. Or, ces derniers ont préféré réduire leur marge et ne pas augmenter leurs tarifs par peur d'une nouvelle baisse des ventes".