"Une nouvelle politique industrielle"

T.V avec AFP

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Nicolas Sarkozy a annoncé, jeudi 3 septembre, à Caligny (Orne) la tenue d'états-généraux de l'industrie "avant la fin de l'année", destinés à tracer les grandes lignes d'une "nouvelle politique industrielle" de la France.

Le chef de l'Etat s'exprimait lors d'une table ronde sur "la politique de soutien de l'activité et de l'emploi", après avoir visité l'équipementier automobile Faurecia, dans cette petite ville de l'agglomération de Flers. Ler PS a ironisé sur la visite du président, affirmant que le maintien de Faurecia avait été permis par "la mobilisation de la région Basse-Normandie" à direction socialiste, et non par l'Etat.

Accompagné des ministres Patrick Devedjian (Relance) et Christian Estrosi (Industrie) et du secrétaire d'Etat Laurent Wauquiez (Emploi), le président a annoncé que l'Etat garantirait un éventuel repreneur de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) dont les propriétaires américains veulent la fermeture.

"Si on ne garde pas les usines, on n'aura pas d'emplois", a lancé M. Sarkozy, alors que le chômage a connu une nouvelle hausse au deuxième trimestre (9,1% à 2,6 millions de personnes). "On fera les états-généraux de l'industrie avant la fin de l'année, pour voir dans quelle filière on doit aider, dans quelle filière on doit investir sur le long terme", a affirmé M. Sarkozy, lors de la table ronde avec des responsables politiques et économiques de la région.

Il a tenu à rappeler qu'il s'agissait là d'une "très bonne idée" du secrétaire général de la CGT. Bernard Thibault l'a confirmé, soulignant toutefois que ces états généraux "n'avaient de sens que si c'est pour déboucher sur quelque chose de nouveau". M. Sarkozy va demander à la ministre de l'Economie Christine Lagarde et à M. Estrosi de "rencontrer les partenaires sociaux et les fédérations industrielles pour établir avec eux le format et le calendrier de travail de ces états généraux".