La filière automobile va encore perdre des milliers d'emplois

EM avec AFP

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La crise de l'automobile ne semble pas prête de s'arrêter. Sur la période 2010-2011, plusieurs dizaines de milliers d'emplois de la filière sont menacés, selon un rapport de la commission sur la sous-traitance automobile, mise sur pied en septembre pour accompagner les évolutions du secteur.

Entre les équipementiers et les sous-traitants, entre 40.000 et 50.000 postes seraient ainsi directement sur la selette, révèle lundi le quotidien Les Echos. En 2009, 35.000 emplois avaient déjà été supprimés, toujours selon cette commission.

Ces restructurations toucheraient particulièrement les filières de la plasturgie, du caoutchouc et du moulage-outillage.

Une perspective guère optimiste, accentuée par la crise économique, mais qui s'inscrit dans une tendance de baisse continue de la production automobile en France depuis plusieurs années.

Les solutions proposées

Le ministre de l'Industrie a souhaité dès lundi rappelé les différentes mesures prises par le gouvernement pour éviter, ou tout du moins, atténuer, ces suppressions de postes.

Christian Estrosi a rappelé lundi sur France Info que les travaux de cette commission avaient déjà permis de mettre en place fin 2009 un "fonds d'aide de 50 millions d'euros" aux entreprises de la sous-traitance automobile dans le but de favoriser les investissements.

Ce fonds est abondé par le gouvernement, via le Fonds stratégiques d'investissement (FSI), à hauteur de 7 millions d'euros; les grands équipementiers, tels Valeo, Faurecia ou Plastic Omnium pour un total de 18 milliards d'euros; et le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles, qui réunit l'Etat et les constructeurs PSA et Renault, à hauteur de 25 millions d'euros.

A côté de cette aide financière, la banque Oseo et le Fonds stratégique d'investissement ont également prévu des facilités de financements pour les PME de la filière.

Dans les grandes régions automobiles, "un guichet unique", placé sous l'égide du préfet, doit aussi être mis en place pour répondre aux interrogations des entreprises du secteur. L'Etat va enfin proposer des diagnostics stratégiques aux PME de l'automobile qui en feront la demande.