La taxe Tobin "vaut le coup" pour Gordon Brown

EM avec AFP

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La taxe Tobin revient à la mode depuis plusieurs jours. Après José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, c'est au tour du premier ministre britannique Gordon Brown de se prononcer en faveur d'une taxe mondiale pour réduire les comportements à risques des banques.

A quelques jours du G20 de Pittsburgh (Etats-Unis), le Britannique a ainsi estimé que la taxe Tobin valait "le coup d'être examinée".

Il a toutefois nuancé sa position en indiquant qu'avant qu'une telle taxe ne soit envisagée, une coopération plus grande était nécessaire entre les Etats pour limiter les prises de risques excessives. Et selon Gordon Brown, "nous n'en sommes pas encore là".

Cette prise de position du chef du gouvernement britannique est assez inattendue. La plupart des observateurs s'attendent en effet à ce que le Royaume-Uni et les Etats-Unis s'opposent à une telle taxe, craignant qu'elle n'affecte leurs importants centres financiers.

Le chef de l'autorité des services financiers de Grande-Bretagne (FSA), Adair Turner, avait déjà créé la surprise fin août en apportant son soutien à ce prélèvement qui pourrait être un moyen de mettre fin aux excès de la finance mondiale.