High-tech: la France progresse

G. G. avec AFP

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La France progresse dans le domaine des nouvelles technologies. A petits pas. Elle a gagné trois places et a atteint le 17e rang mondial (sur 66 pays) en termes de compétitivité dans ce domaine.

L'enquête, conduite pour la 3e année consécutive par la branche information économique de The Economist Group, pour le compte de par l'association des fabricants de logiciels BSA, a évalué les pays selon six critères. Le taux d'équipement, le soutien des pouvoirs publics ou encore l'offre de travailleurs qualifiés entraient en compte pour ce classement.

"La France obtient une moyenne générale de 59,2 sur 100 (contre 78 pour le numéro un, les Etats-Unis), donc il y a toujours matière à amélioration", a commenté la porte-parole de Business Software Alliance (BSA) en France, Natacha Jollet-David.

Les cinq pays les mieux classés en Europe sont la Finlande (2e rang mondial), la Suède (3e), les Pays-Bas (5e), le Royaume-Uni (6e) et le Danemark (8e).

Les atouts de la France? "Le secteur juridique, car il y a une forte protection de la propriété intellectuelle", la qualité de son environnement, jugé "plutôt favorable pour le climat des affaires", "la disponibilité de l'infrastructure informatique" et "le soutien des pouvoirs publics" au secteur, a détaillé Natacha Jollet-David.

Côtés points faibles, la France a été moins performante cette année dans la recherche et développement (dépenses dans ce domaine et nombre de brevets) ainsi que dans le "capital humain", c'est-à-dire la formation des étudiants et le nombre d'emplois dans les nouvelles technologies.

Globalement, "le secteur informatique a quand même bien résisté à la crise", a souligné Natacha Jollet-David, tandis que "l'étude met bien en avant que toute attitude protectionniste ou tout soutien aux champions nationaux est plutôt à éviter si on veut investir sur une croissance à long terme".