Le Crédit Foncier soutenu par le prêt à taux zéro

CV avec AFP

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Le Crédit Foncier, filiale de crédit immobilier du

groupe BPCE
, a enregistré au premier semestre une légère progression de son résultat net courant, à 87 millions, notamment grâce à son activité sur les prêts à taux zéro (PTZ) et prêts à l'accession sociale.

Durant un semestre marqué par un fort recul du crédit immobilier en France, le Crédit Foncier a profité des seuls segments de marché encore dynamiques, à savoir les prêts réglementés, selon un document transmis ce jeudi à l'AFP. Le doublement du plafond des prêt à taux zéro (PTZ) pour l'achat d'un logement neuf (de 32.500 à 65.100 euros), mesure qui figurait dans le plan de relance de l'économie, a ainsi donné un coup de fouet au PTZ.

8,5% de part de marché

Déjà très présent sur ce créneau, le Crédit Foncier a vu sa part de marché augmenter pour atteindre 25%. Sur le prêt à l'accession sociale (prêt aidé sous condition de ressources), sa part de marché se monte à 40%. Au total, sa part de marché "pourrait dépasser 8,5% cette année, niveau jamais atteint depuis plus de 10 ans".

Le groupe comptabilise huit milliards d'euros de demandes de crédits immobiliers en provenance des particuliers sur les huit premiers mois de l'année.

La production de crédit pour l'ensemble des clients privés et publics devrait atteindre "près de 15 à 17 milliards d'euros", contre 19,6 milliards en 2008. Déjà en 2008,

la production de crédit avait chuté de 38%, notamment du fait de l'arrêt quasi-total de cette activité sur le plan international.
Pour les seuls opérateurs publics (collectivités locales et opérateurs HLM), la production devrait se situer entre 9 et 11 milliards d'euros.

Après avoir grimpé à 166 millions d'euros en 2008, le coût du risque est resté contenu au premier semestre 2009, à 39 millions d'euros.

Comparaison défavorable

Le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) s'affiche à 472 millions d'euros, en baisse de 15% en raison d'un effet de comparaison défavorable, le groupe ayant réalisé d'importantes cessions début 2008.

Profitant de la détente relative des marchés après une fin d'année 2008 très difficile, le Crédit Foncier avait pu lever 12 milliards d'euros à mi-septembre dans le cadre de ses opérations de refinancement.