Opel, enjeu des élections législatives allemandes

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Le constructeur automobile américain, General Motors qui a souhaité céder Opel cet été, est prié de se décider. "Il est important pour les salariés et les usines d'Opel en Allemagne que nous soyons éclairés le plus vite possible sur l'avenir" du constructeur, affirme Michael Meister, l'expert des questions financières de la CDU, le parti de la chancelière allemande Angela Merkel, dans un entretien à l'AFP. "Je préfèrerais que la décision tombe avant les élections législatives" du 27 septembre, a-t-il ajouté. Le conseil d'administration de GM se réunit mardi et mercredi 9 septembre.

M. Meister a par ailleurs prévenu que si General Motors devait décider de garder Opel, un scénario désormais plausible, il lui faudrait rembourser le crédit de 1,5 milliard d'euros déjà accordé par l'Allemagne pour éviter la faillite de la marque américaine. "L'aide que nous avons accordée était conditionnée à une vente ultérieure", a-t-il rappelé.

L'Allemagne, où travaillent quelque 25.000 salariés d'Opel soit la moitié environ des effectifs du constructeur en Europe, voudrait que General Motors vende sa filiale à un consortium de l'équipementier canadien Magna et de la banque russe Sberbank. Mme Merkel s'est fortement engagée en ce sens.

Mais le groupe américain, très hostile à cette solution, prend tout son temps pour décider. Outre Magna, le fonds d'investissement belge RHJI est sur les rangs pour racheter Opel.