Wendel: la rumeur de la démission de Seillière est une "plaisanterie"

E24 avec AFP

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Les rumeurs de démission d'Ernest-Antoine Seillière de son poste de président du conseil de surveillance de la société d'investissement Wendel sont une "plaisanterie" "d"assez mauvais goût", lancée par "quelques malfaisants", a réagi celui-ci mardi au micro de BFM. "Je suis à la tête de ce groupe depuis maintenant des décennies dans la prolongation du travail effectué depuis dix générations, et c'est pas quelques rumeurs lancées par quelques malfaisants qui vont en quoi que ce soit déstabiliser quiconque", a-t-il ajouté.

"Je suis en pleine confiance avec le conseil de Wendel", "décidé à maintenir (mon) poste d'administrateur", et à en "demander le renouvellement à la prochaine assemblée générale", a poursuivi Ernest-Antoine Seillière. La famille Wendel est "unie" et "responsable", a-t-il ajouté, à la veille d'une réunion des 950 héritiers de la famille, propriétaires de 33,5% du groupe qui s'opposeraient selon certains journaux sur sa stratégie. Jean-Bernard Lafonta, président du directoire de Wendel, objet lui aussi de rumeurs de démission, "a la pleine confiance de notre conseil", a en outre assuré Ernest-Antoine Seillière.

Héritiers

Plusieurs journaux français ont récemment évoqué un possible départ des deux dirigeants de Wendel, dont la stratégie d'investissement, notamment l'acquisition de 21% de Saint-Gobain pour plus de 5 milliards d'euros en 2007, aurait été critiquée par certains des héritiers de la famille. Ces rumeurs interviennent alors que le parquet de Paris vient d'ouvrir une information judiciaire sur la réorganisation du capital du groupe, après une plainte de Sophie Boegner, membre de la famille, dénonçant les bénéfices indus qu'auraient réalisés à cette occasion certains dirigeants, dont Ernest-Antoine Seillière. Selon celui-ci, la réunion de mercredi 3 décembre devrait simplement permettre à François de Wendel, qui vient de lui succéder à la tête de la holding qui regroupe les actionnaires familiaux, de les informer de la politique qu'il entend conduire.