Verizon veut rembourser 20 milliards de dettes

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Verizon est en mode digestion. Après l'acquisition d'Alltel pour 22,2 milliards de dollars en janvier dernier, le deuxième opérateur de télécommunications des Etats-Unis va se focaliser sur le remboursement de ses dettes au cours des deux prochaines années.

"Nous avons à rembourser nos dettes, pas à en souscrire de nouvelles", a affirmé John Killian, le directeur financier de Verizon, au cours d'un entretien accordé à l'agence Bloomberg.

Le dirigeant affirme que durant la crise, Verizon n'avait pas de difficulté à accéder aux marchés financiers. "Les gens voulaient étendre nos lignes de crédit. Nous sommes probablement l'une des rares sociétés à en bénéficier", a ajouté Killian.

L'acquisition de Alltel a fait s'envoler les charges d'intérêt. Au cours du premier semestre, Verizon a payé 1,71 milliard de dollars en frais financier, contre 862 millions de dollars un an plus tôt.

En juin 2008, Verizon avait accepté de débourser 28,1 milliards de dollars pour prendre le contrôle d'Alltel et devenir le premier opérateur de téléphonie mobile des Etats-Unis, devant AT&T. Alltel était détenu par les fonds d'investissement de Goldman Sachs, associé à TPG Capital (ces derniers avaient racheté l'opérateur pour 27,5 milliards de dollars en 2007). Le rachat a été finalisé en janvier dernier.

Fin juin, la dette de Verizon était de 64,9 milliards de dollars, contre 52 milliards de dollars un an plus tôt. Face au ralentissement de la croissance des ventes, et au déclin du chiffre d'affaires dans la téléphonie fixe, Verizon doit se concentrer sur le remboursement de ses dettes, estiment plusieurs investisseurs.

Réduire les dettes devrait permettre à l'opérateur de ne pas voir sa note dégradée par les agences de notation. Lors du rachat d'Alltel, Standard & Poor's avait abaissé les perspectives de l'opérateur à négatives.

Au terme du deuxième trimestre, Verizon comptait 87,7 millions de clients, en hausse de 27,7%, selon son dernier rapport trimestriel publié fin juillet.