Perquisition au siège de Porsche

Avec agences

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Les enquêteurs du palais de Stuttgart ont mené des perquisitions au siège du constructeur automobile Porsche. Cette perquisition fait suite à l'ouverture d'une enquête de l'autorité allemande des marchés financiers (BAFIN) sur une éventuelle manipulation liée aux actions Volkswagen.

Dans un communiqué de presse, Porsche a précisé que l'ancien président du directoire Wendelin Wiedeking et l'ancien directeur financier Holger Härter faisaient partie des personnes visées par la procédure.

Le constructeur nie avoir violé la réglementation sur la communication boursière et toute manipulation sur les actions VW.

Le dossier remonte à l'époque à laquelle Porsche cherchait à mettre la main sur Volkswagen. En voulant s'emparer de plus de 70% des actions de VW, Porsche a contribué à faire grimper le cours du titre du constructeur de la Coccinelle jusqu'à 1.000 euros.

En mai dernier, la BAFIN a annoncé l'ouverture d'une enquête portant sur une éventuelle manipulation de cours.

La procédure faisait notamment suite à un article publié par l'hebdomadaire Wirtschaftswoche, selon lequel Porsche avait exprimé dès février 2008, sans la rendre publique à l'époque, son intention de prendre 75% des droits de vote de Volkswagen avant de faire adopter un accord dit de "domination" et de transfert des profits. Ces informations avaient alors été démenties par Porsche.

"Porsche a décidé le 3 mars 2008 d'acquérir la majorité des droits de vote de VW. Il n'était pas dans son intention de relever sa participation à 75%", assure Porsche dans un communiqué.