Les grossistes s'inquiètent du désengagement "massif" des assureurs-crédit

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La Confédération française du commerce interentreprises (CGI) s'est inquiétée mardi 3 mars dans un communiqué d'un désengagement "massif" des assureurs-crédit depuis décembre, qui altère le fonctionnement du secteur. Les assureurs-crédit arrêtent la couverture ou abaissent la notation de certaines sociétés depuis décembre en raison de la crise et depuis l'entrée en vigueur du

complément d'assurance crédit public
(CAP), a dénoncé la CGI, qui représente les entreprises de vente de gros.

Le CAP, pris partiellement en charge par l'Etat et entré en vigueur le 8 décembre, s'applique lorsque l'assureur-crédit entreprise décide de diminuer le montant de sa garantie ou lorsqu'une entreprise nouvellement assurée ne peut obtenir de son assureur-crédit le montant de garantie souhaité. Le CAP "connaît un effet pervers inattendu. Les assureurs-crédit, confortés par ce dispositif, durcissent encore un peu leurs conditions de couverture et/ou de cotation", a souligné la CGI.

Un risque
qu'avait déjà souligné le médiateur du crédit, René Ricol.

"Bon nombre d’entreprises, saines financièrement, voient ainsi leur cotation réduite à zéro, ne pouvant du même coup plus prétendre au dispositif CAP", a ajouté la Confédération. Elle a constaté une "recrudescence de vagues de désengagement" depuis l'entrée en vigueur du CAP dans les secteurs d’approvisionnement au bâtiment, la distribution de pièces automobiles d'occasion et les secteurs alimentaires (fruits et légumes, importation de surgelés). Dans le communiqué, la CGI demande au médiateur du crédit René Ricol d'assurer notamment plus de transparence dans les informations utilisées par l'assureur-crédit pour coter les entreprises, afin d'"enrayer la baisse d'activité" des entreprises du secteur.