La City accepte l'encadrement des bonus

T.V avec AFP

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Les cinq plus grosses banques britanniques ont accepté ensemble de se conformer aux règles d'encadrement des bonus décidées la semaine dernière au G20 de Pittsburgh, a annoncé mercredi le ministre des Finances Alistair Darling. Ces banques, HSBC, Barclays, Lloyds, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered ont remarqué dans un communiqué commun que "dans une entreprise concurrentielle et internationale, il est normal de faire en sorte que le personnel soit récompensé de manière appropriée et concurrentielle pour ses performances durables et de long terme". Mais la City accordera pourtant en 2009 des bonus plus importants qu'en 2008.

"Nous saluons ainsi les réformes du G20 sur la rémunération, et leur nature globale, car il est essentiel que les récompenses dans le domaine bancaire soient cohérentes avec une gestion du risque efficace, et qu'il y ait parité, à l'échelon national et international, sur ces questions", ajoutent-elles. "Nous travaillerons avec la FSA (l'autorité des marchés financiers britanniques, ndlr) pour l'adoption de ces réformes, en remarquant que toutes les nations du G20 se sont également engagées à les mettre en oeuvre pour assurer un jeu égal", observent les banques.

Selon le ministère britannique des Finances, ces banques ont confirmé ainsi leur engagement à se conformer aux règles de la FSA sur les rémunérations qui entrera en vigueur le 1er janvier et qui est en ligne avec l'accord du G20. Elles se sont montrées d'accord pour améliorer la transparence, l'étalement des bonus et leur suppression éventuelle, avec effet au premier janvier 2010 concernant les bonus de 2009.

Le ministère des Finances rappelle dans son communiqué les règles énoncées par le G20, notamment l'étalement des bonus sur trois ans pour les principaux dirigeants, et leur composition pour moitié en actions ou instruments liés aux marchés d'actions, l'interdiction des bonus garantis, ou la réduction des bonus en cas de mauvaise performance. Sur les banques signataires, deux sont actuellement largement possédées par le gouvernement, Lloyds (43%) et RBS (70%), les autres ont toutes refusé l'aide gouvernementale au plus fort de la crise.