Chrysler sous la loi des faillites

E24 avec AFP

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Le constructeur automobile américain Chrysler va se placer sous la protection de la loi sur les faillites, a indiqué jeudi un haut responsable de la Maison Blanche. Le gouvernement américain ne prévoit cependant pas de suppression d'emplois en plus de celles déjà décidées ni de fermeture immédiate d'usines chez Chrysler.

La procédure de dépôt de bilan devrait d'ailleurs être courte (de 30 à 60 jours) et "chirurgicale", selon un responsable fédéral. L'Etat américain viendra aussi en aide au constructeur en lui apportant une aide supplémentaire de 3 milliards de dollars durant cette période. D'autre part, Chrysler et Fiat ont signé un accord, selon Barack Obama. Le président Barack Obama s'est exprimé sur l'industrie automobile jeudi soir.

Le dépôt de bilan du troisième constructeur a été décidé après qu'une partie des créanciers de Chrysler eut refusé mercredi l'offre du Trésor américain de revoir à la baisse leur créance, de presque 7 milliards que leur doit le constructeur à 2,25 milliards, a expliqué ce haut responsable. L'administration avait donné à ces créditeurs jusqu'à 18H00 mercredi pour accepter, a-t-il dit. C'était à la veille de l'échéance fixée par Obama Obama à Chrysler, sous perfusion financière de l'Etat, pour présenter un plan garantissant sa viabilité. Le refus de ces créditeurs d'accepter l'offre du Trésor "ne diminue pas la valeur de ce qu'ont réalisé Chrysler, Fiat et les parties concernées, et n'empêche pas Chrysler d'avoir une nouvelle chance de se restructurer et de sortir de cette situation plus fort qu'avant", a dit ce responsable.

La presse se répand sur les hypothèses d'avenir de Chrysler. Selon The Globe and Mail, les gouvernements du Canada et de la province d'Ontario sont prêts à apporter un financement pour permettre au constructeur américain Chrysler de continuer à produire des véhicules pendant qu'il se restructure à l'abri de ses créanciers. Ce financement serait toutefois conditionnel à la conclusion d'un accord de partenariat stratégique avec l'italien Fiat, indique le quotidien de Toronto sur son site internet en citant des sources du gouvernement fédéral.

L'aide canadienne aurait pour pour but d'assurer que la filiale de Chrysler continue de faire partie du groupe restructuré après un éventuel dépôt de bilan, précise le quotidien. Le Premier ministre Stephen Harper et son homologue de la province d'Ontario Dalton McGuinty devaient faire jeudi après-midi à Toronto une annonce, dont la nature n'a pas été précisée. Pourtant selon le Globe, un accord avec Fiat est prêt "à 90".