Vente d'Opel: rien n'est fait selon GM

avec AFP

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General Motors n'a pas choisi le repreneur d'Opel. Le négociateur en chef du constructeur américain General Motors dans le dossier de la cession de la filiale Opel a martelé vendredi que rien n'était joué entre les deux candidats, l'équipementier Magna et le fonds RHJ.

"La journée d'hier a été très agitée dans les médias, avec de nombreuses éditions annonçant que Magna/Sberbank et General Motors avaient trouvé un accord sur Opel. Au risque de me répéter, cela n'est pas le cas", écrit John Smith sur un blog hébergé sur le site internet de GM Europe, filiale européenne du géant de Detroit.

Le responsable a répété que GM avait reçu une nouvelle offre de l'équipementier canadien, adossé à la banque russe Sberbank, et qu'il allait procéder à une "nouvelle comparaison avec l'offre intéressante déjà soumise" par le fonds belge RHJ.

Il a indiqué que GM ferait une recommandation en faveur de l'un des deux candidats et solliciterait aussi l'avis du gouvernement allemand, qui doit donner des garanties financières indispensables à la transaction.

"Il y a encore beaucoup à faire et à prendre en considération avant qu'un accord sur Opel soit trouvé", a martelé M. Smith.

Le numéro deux de Magna, Siegfried Wolf, se félicite vendredi dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung d'avoir "trouvé un accord sur un contrat de vente" avec General Motors.

Ce qui permet en réalité à l'équipementier de refaire son retard sur le fonds RHJ dans la course à Opel. GM ne cachait pas jusqu'ici sa préférence pour l'offre de l'investisseur financier.

La chancelière allemande Angela Merkel a redit jeudi sa préférence pour Magna, mais sans exclure que le choix de General Motors se porte sur l'autre candidat.