Statistiques immobilières mitigées aux Etats-Unis

J. Bx avec AFP

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Ces reventes ont grimpé de 2,9% par rapport à mars, pour s'établir à 4,68 millions d'unités en rythme annuel, alors que les économistes en attendaient 4,65 millions. Pour mars, le chiffre a été revu à la baisse, à 4,55 millions d'unités. Les ventes d'avril restent 3,5% inférieures à leur niveau d'un an plus tôt.

"Depuis leur chute après la faillite de Lehman Brothers (à la mi-septembre, ndlr), les ventes sont coincées dans une fourchette de 4,5 millions à 4,7 millions" de transactions annuelles, a constaté Ian Shepherdson, de HFE Economics, en notant que "la demande semble s'être stabilisée".

Du côté positif, "les primo-acquérants continuent d'influencer le marché mais il y a aussi une hausse saisonnière des acheteurs déjà propriétaires", a souligné la NAR. Les acheteurs d'un premier logement représentent 40% des transactions, un chiffre en baisse. "Le nombre d'acheteurs à la recherche d'un logement s'est accru de 14% par rapport à un an plus tôt", selon la NAR.

Mais du côté négatif, "la plupart des ventes ont lieu dans les segments à bas prix". Et si "l'activité commence à se reprendre dans les segments moyens", les ventes de logements à prix élevé "restent faibles", a-t-elle ajouté.

Le stock de logements à vendre a augmenté de 8,8% en avril, à 3,97 millions, soit 10,2 mois de ventes au rythme actuel, contre 9,6 mois en mars. "La hausse du stock est largement dû à un facteur saisonnier, l'entrée de vendeurs sur le marché au printemps", a expliqué l'association.

Le prix médian pratiqué était de 170.200 dollars en avril, contre 175.200 dollars le mois précédent. Il affiche une baisse de 15,4% sur un an. "Avec des stocks de logements de particuliers toujours immenses et des saisies en hausse, les prix continuent à baisser (...) Il y a un long chemin à parcourir avant qu'ils ne se stabilisent", a considéré M. Shepherdson.

Ce prix est en effet tiré par le bas par des ventes réalisées dans l'urgence (après une saisie ou en raison de difficultés du propriétaire), qui ont représenté 45% du total en avril.

La NAR a une nouvelle fois estimé que les conditions de marché rendaient l'achat très attractif pour les candidats ayant la sécurité de l'emploi: "il est difficile d'imaginer un meilleur moment pour investir", a déclaré son président Charles McMillan, cité dans un communiqué.

Les taux d'intérêt ont atteint en avril un plus bas depuis au moins 1971, selon l'organisme de refinancement hypothécaire Freddie Mac, à 4,81% en moyenne pour un prêt sur 30 ans à taux fixe, contre 5,92% un an plus tôt.