La Fed recrute... des traders

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Wall Street licencie, et la Fed recrute. La Réserve fédérale de New York est la recherche de talents et les trouve dans les bataillons de salariés de banques d'affaires, hedge funds, agences de notation ou fonds d'investissement qui licencient à cause de la crise.

Ces nouveaux besoins de l'administration américaine font suite à l'explosion de son bilan – qui atteint aujourd'hui 2.000 milliards de dollars contre 916 milliards de dollars il y a un an.

Pour faire face à une crise de liquidité qui menaçait la stabilité du système financière américain, après la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, la Fed a multiplié les mécanismes d'intervention à l'égard des institutions financières, en prenant en pension plusieurs catégories de titres financiers en échange de ses facilités.

Début août, la Fed de New York a annoncé le rachat de 19,2 milliards de dollars de titres financiers assis sur des prêts immobiliers (mortgage-backed securities), 1,9 milliard de dollars de titres d'organismes de refinancement immobilier et 6,6 milliards de dollars de titres du Trésor.

La politique de recrutement de la Fed de New York sera bien loin de compenser les destructions d'emplois à Wall Street. Selon une estimation citée par le Financial Times, la ville de New York devrait perdre 140.000 emplois dans le secteur de la finance. La Fed, qui emploie 240 personnes dans les activités de marché, devrait porter son effectif à 400 salariés d'ici la fin de l'année.

La Fed de New York emploie au total près de 3.000 salariés. Elle est présidée par Denis Hughes. Son bilan se montait à 1.262 milliards de dollars à la fin de l'année dernière.