Natixis envisage de se défaire de ses actifs toxiques

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Natixis envisage la création d'une structure de défaisance à la demande de la Commission bancaire, selon le quotidien Les Echos, dans le cadre du plan de transformation qui doit permettre à la banque de sortir la tête de l'eau en pleine crise financière.

L'autorité de régulation du secteur bancaire en France, rattachée à la Banque de France, "aurait émis des réserves sur la qualité du modèle interne de Natixis", écrit le journal. Natixis fait partie des banques ayant reçu un soutien de l'Etat dans le cadre d'un plan de 10,5 milliards d'euros.

"Une structure de défaisance des actifs toxiques pourrait être créée au sein de l'établissement dans un futur proche", indique le quoditien. Cette structure récupèrerait les 7 milliards de produits structurés, et pourrait également accueillir des produits de dette "plus classiques" (comme de la dette bancaire, des produits indexés sur l'inflation ou de la dette d'Etat), des produits dérivés actions et des produits de taux plus "exotiques".

Natixis a pâti de lourdes pertes à travers la crise des subprime puis l'éclatement des marchés financiers à partir de l'été 2008. A cours du troisième trimestre, la banque a enregistré une perte nette de 234 millions d'euros. Plus récemment, la banque française, contrôlée par les groupes Caisse d'Epargne et Banque Populaire, a été la plus exposée à l'affaire Madoff, avec une perte estimée à 450 millions d'euros.

Dans un récent entretien accordé au Figaro, Dominique Ferrero, le directeur général de la banque, a annoncé de nouvelles mesures de restructuration, avec une diminution de 15% des effectifs dans les activités de banque de finacement et d'investissement, traduisant la volonté de la banque de "sortir des métiers risqués". Plusieurs articles de presse ont évoqué différents projets de cession, concernant l'assurance ou les parts détenues dans la coentreprise de conservation Caceis. A ce jour, la banque n'a offcialisé aucun de ces mouvements de périmètre.