Une saison moins catastrophique dans l'hôtellerie et la restauration

avec AFP

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La saison d'été pour les hôtels-restaurants apparaît "moins catastrophique" en termes de fréquentation que ce qu'attendaient les professionnels, a affirmé lundi Christine Pujol, présidente de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH).

En termes de fréquentation et de volumes, "la tendance, c'est qu'il semblerait que ce soit, en tout cas pour le coeur de la saison, c'est-à-dire juillet-août, beaucoup moins catastrophique que ce qu'envisageait un certain nombre de professionnels" après un mauvais premier trimestre, a indiqué Mme Pujol sur France 2.

"C'est plutôt un ressenti, puisque les premiers chiffres (sur l'activité) n'apparaîtront que fin août", a-t-elle toutefois précisé.

Malgré tout, en termes de recettes, "ce sera vraisemblablement une saison médiocre, parce que le volume va peut-être compenser les pertes de chiffre d'affaires, mais on va s'apercevoir au bout du compte que (...) les bilans (économiques) ne seront pas aussi positifs", a ajouté Mme Pujol.

Ce bilan de la saison reste "assez disparate, contrasté", a-t-elle ajouté. "Par exemple, nous savons qu'en Bretagne, à cause de la météo qui a été plutôt maussade, la saison ne semble pas très très bonne. En Languedoc-Roussillon, il semblerait au contraire que ce ne soit pas si mauvais que cela", a expliqué Mme Pujol.

Parmi les autres tendances observées sur la saison, on trouve une "désaffection de la clientèle étrangère, et notamment européenne", avec un "impact direct" sur l'hotellerie haut de gamme.

"L'autre caractéristique, c'est qu'il y a effectivement plus de Français qui ont choisi de rester en France cette année du fait de la crise", une tendance qui bénéficie aux campings, a noté la présidente de l'Umih.

Interrogée sur la baisse de la TVA, la présidente de l'Umih a reconnu que les restaurateurs l'appliquaient "de manière disparate".

Sur cette question, "il y a un problème de communication vis-à-vis de nos clients. La baisse des prix, contrairement à ce qu'attendent la majorité des clients, n'est pas sur toute la carte (...) La baisse des prix est partielle", a souligné Christine Pujol.