Les déficits des comptes courants français plongent

E24 avec AFP

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Le déficit des comptes courants de la France s'est de nouveau dégradé en août et septembre, s'établissant à 4,2 milliards d'euros en septembre en données corrigées des variations saisonnières, après une amélioration transitoire en juillet à -3,6 milliards, a annoncé lundi la Banque de France.

Sur les douze derniers mois, le déficit cumulé atteint 31,9 milliards d'euros (en données brutes). La dégradation du mois d'août est notamment liée au "recul du solde des échanges de biens et services" qui "n'est que partiellement contrebalancé par l'amélioration des revenus".

Excédent

Dans le secteur des biens, le déficit des échanges se creuse de 0,3 milliard, à 5,7 milliards d'euros, tandis que l'excédent des échanges de services se réduit de 0,9 milliard pour s'établir à 0,8 milliard. L'excédent des échanges de revenus progresse en revanche nettement, passant de 2,0 milliards d'euros en juillet à 2,7 milliards en août, précise la Banque de France (BdF). Dans le compte financier, "les investissements directs tant entrants que sortants sont faibles ce mois-ci avec des sorties nettes de 2,3 milliards", ajoute-t-elle.

"Les investissements français à l’étranger comme les investissements étrangers en France diminuent fortement par rapport à juillet, sous l’effet d’une baisse tant des opérations en capital social que des prêts entre affiliés", explique le communiqué. Les investissements de portefeuille font apparaître des sorties nettes de 25,9 milliards d'euros (après des sorties de 23,4 milliards en juillet). "Les achats de titres étrangers par les résidents restent élevés, à 37,7 milliards", souligne la BdF.

Sortie

Contrairement au mois précédent, les résidents vendent des actions et titres d’OPCVM, à hauteur de 3,5 milliards d'euros tandis que les non-résidents acquièrent de leur côté pour 11,8 milliards de titres français. Les achats concernent pour l’essentiel les titres obligataires (10,1 milliards) et, dans une moindre mesure, les actions et titres d’OPCVM (1,8 milliard). Enfin, après avoir enregistré des entrées nettes au cours des derniers mois, les "autres investissements" se soldent par des sorties nettes de 1,6 milliard d'euros.