Le comportement "criminel" du procureur de New York

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"Ce qu'il a fait, c'est incroyablement mal". Le patron d'AIG, Robert Benmosche, a fortement critiqué le procureur général de New York, Andrew Cuomo. Ce dernier avait menacé de publier les noms des cadres de l'assureur ayant bénéficié des 165 millions de bonus si ces derniers ne redonnaient pas les sommes reçues. Certains d'entre eux avaient ensuite reçus des menaces de mort.

Cuomo "ne mérite pas d'être en fonction et il ne devrait sûrement pas être procureur général de New York", a déclaré Benmosche lors d'une rencontre avec des employés le 11 août dernier, révèle Bloomberg. "Ce qu'il fait est criminel. Vous ne lancez pas de telles incitations au lynchage public!"

"Le pire qui pourrait arriver [à Cuomo], ce serait de me rencontrer en tête à tête dans un bureau", a continué Benmosche, très remonté. "Mais je ne veux pas le rencontrer seul à seul: sinon je ne vous raconte pas ce que je lui dirais. Je peux seulement vous dire que ce ne serait pas des petits mots gentils".

Il semble que le patron d'AIG se soit un peu emporté. Contacté par Bloomberg, le porte-parole du groupe a assuré que le patron "regrettait ses paroles et le ton employé", rappelant que Cuomo avait résisté aux pressions du public qui réclamait des noms.

Le procureur avait indiqué en mars que 50 millions de dollars avaient été retournés par les cadres après sa condamnation de la décision d'AIG. "Si ces personnes abandonnent leurs bonus, il n'y a pas d'intérêt à publier les noms", avait alors jugé Cuomo.