JAL veut baisser ses retraites pour éviter la faillite

E.M. avec AFP

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La première compagnie aérienne japonaise, Japan Airlines (JAL), sommée par le gouvernement de mettre tout en oeuvre pour faire des économies, implore ses actuels et anciens salariés de sacrifier une partie de leurs pensions de retraite complémentaire pour éviter la faillite.

"Il est souhaitable que JAL trouve un accord avec les bénéficiaires des retraites", a répété mardi le ministre des Transports Seiji Maehara.

Alors que le gouvernement se dit prêt à aider financièrement JAL, le ministre souhaite que l'argent public ne serve pas à payer les retraites des personnels de JAL, "ce que les contribuables ne comprendraient pas".

Le PDG de JAL, Haruka Nishimatsu, et ses bras droits ont expliqué lundi aux personnes concernées les graves difficultés dans lesquelles se trouve la compagnie et la nécessité de diminuer le montant des retraites versées par l'entreprise, lesquelles viennent en complément des systèmes publics.

"Nous sommes absolument désolés, mais nous devons vous demander de contribuer aux efforts de la compagnie", a expliqué M. Nishimatsu à un parterre de quelque 1.500 personnes.

La retraite de JAL est basée sur une cotisation des salariés.Les sommes accumulées ces dernières années sont toutefois devenues insuffisantes, la compagnie ayant dû puiser dans les caisses plus que prévu pour continuer de verser les rentes au taux annuel garanti, malgré une chute du rendement des fonds à cause de la crise.

Un accord sur les retraites est aussi une des conditions posées par les banques privées pour consentir de nouveaux prêts à la compagnie qui est à court d'argent. Le temps presse d'autant plus pour JAL que son actionnariat, très éparpillé, prend peur. Selon les médias, la maison de commerce Mitsui aurait cédé tous ses titres (soit 0,43% du capital de JAL) et d'autres grosses sociétés, craignant des pertes, envisageraient également cette ultime solution.