Le président de France Télévisions sera bien nommé par le chef de l'Etat

E24 avec AFP

— 

Le président de la République nommera les présidents de France Télévisions et de Radio France. Le Sénat a validé, mardi 13 janvier, un des articles les plus controversés du projet de loi sur l'audiovisuel. L'article 8 a été adopté par 175 voix contre 157. Elle prévoit que ces dirigeants soient nommés en Conseil des ministres après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et accord du Parlement à la majorité qualifiée des 3/5e. La gauche a longuement argumenté contre cet article.

L'amendement dispose que "le mandat des présidents (...) peut leur être retiré par décret motivé après avis conforme, également motivé du CSA, émis à la majorité des membre le composant, et avis public des commissions parlementaires chargées des Affaires culturelles".

La gauche et le groupe RDSE (radicaux) ont voté contre une disposition qu'ils jugent "liberticide" et "régalienne". "Nous voilà au coeur du cyclone, ce coup de force devrait soulever l'indignation de chaque parlementaire, rien ne la justifie sauf la logique d'étatisme affairiste du président", s'est indigné l'ancien ministre de la culture PCF, Jack Ralite.

Plusieurs sénateurs UMP, dont Gérard Longuet ou Robert Del Picchia ont alors pris la parole pour défendre "une évolution qui va dans le bon sens". Le rapporteur UMP du texte, Michel Thiollière, s'est félicité de cette "procédure de co-décision entre le président de la République et le conseil supérieur de l'audiovisuel avec le droit de veto des commissions parlementaires". Le chef de file des centristes (UC) Michel Mercier a dit son accord avec ce "système de co-décision" estimant qu'il fallait "aider le CSA à devenir indépendant" et appelant le Parlement "à se servir" d'un "vrai pouvoir" dont il dispose.