Bonduelle va augmenter le prix de ses conserves

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Du fait d'une augmentation du prix des boîtes en acier, le groupe agroalimentaire Bonduelle va augmenter le prix de ses conserves. C'est ce qu'a annoncé jeudi 26 février le PDG Christophe Bonduelle en marge de la présentation des résultats semestriels de sa société. Une boîte peut désormais côuter 30% de plus.

Il a tenu à préciser qu'il n'avait pas demandé de hausse de tarif à la distribution dans le cadre des négociations en cours entre industriels et distributeurs, qui doivent s'achever avant le 28 février. Interrogé par la presse sur la manière dont se passaient ces négociations, il a répondu: "elles se passent", avant de démentir avoir demandé des hausses de tarifs.

Il a en revanche annoncé, sans la chiffrer, une hausse prochaine des tarifs de ses conserves de légumes du fait de l'augmentation du prix des boîtes en acier, dénonçant une "hausse vertigineuse", "à contretemps, à contrecycle" de la part des transformateurs d'acier. Ces derniers ont des contrats avec des tarifs fixes avec les fabricants des boîtes. Ils n'ont donc pas pu répercuter la hausse des cours de l'acier au moment où elle a eu lieu et ne la répercute que maintenant, explique-t-on chez Bonduelle.

Le groupe a annoncé une baisse de son résultat opérationnel de 0,6% pour le premier semestre 2008/2009, après avoir annoncé début février un recul de ses ventes (-0,5%). Mais il maintient ses objectifs de croissance pour l'ensemble de l'année. Le PDG du groupe s'est déclaré "clairement satisfait du maintient du chiffre d'affaires dans le contexte" de baisse de consommation. Le groupe affiche un résultat opérationnel de 47,1 millions d'euros pour le 1er semestre 2008/2009 contre 47,4 millions pour le 1er semestre 2007/2008. Entre juillet et décembre, les ventes s'étaient élevées à 752,2 millions d'euros, soit une baisse de -0,5% sur un an.

Un "ambitieux programme de réduction de coûts de 30 millions d'euros par an", un objectif "à atteindre en trois ans", qui ne passe pas par des suppressions d'emplois a été annoncé. Cela va se traduire par des "fermetures de sites", selon Pierre Deloffre, directeur général, citant l'exemple de Flaucourt (Somme), dont l'activité de conditionnement va fermer et être transférée sur le site proche de celui de Estrée.