GE pénalisé par son bras financier

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Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les difficultés du pôle finances du conglomérat américain General Electric ont pesé sur son résultat du premier trimestre 2009. Ce dernier a chuté de 35% sur un an à 2,9 milliards de dollars, soit un résultat net par action de 26 cents, supérieur aux attentes des analystes, qui prévoyaient 21 cents par action.

Considéré comme un baromètre de l'économie américaine et internationale, de par sa présence dans de nombreuses activités industrielles et de services, comme l'aéronautique, l'éclairage, le matériel médical, l'industrie ou les médias, GE a vu son chiffre d'affaires reculer de 9% à 38,41 milliards de dollars. Les ventes de GE Capital, pôle finance du conglomérat, se sont contractées de 23% à 13,09 milliards de dollars. Les résultats de la division ont chuté de 58% durant le trimestre.

Les difficultés de cette filiale ont obligé le groupe à lancer plusieurs avertissements sur résultats l'an dernier. GE a même été contraint de réduire son dividende, pour la première fois depuis 60 ans et à quitter le giron des entreprises industrielles ayant la meilleure de crédit possible (le fameux triple A").