Barclays sauvée par Lehman

E24 avec Dow Jones Newswires

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Barclays a plutôt bien résisté... Grâce à Lehman. La banque britannique annonce un repli de 14% de son profit avant impôt à 6,1 milliards de livres sterling. Mais son résultat net part du groupe atteint 4,4 milliards de livres (environ 5 milliards d'euros), un niveau stable par rapport à 2007, en grande partie grâce aux plus-values constatées sur la vente de plusieurs activités et sur les opérations de croissance externe.

Au cours de l'exercice, le rachat des activités nord-américaines de Lehman lui a en effet permis de constater un profit de 2,3 milliards de livres, tandis que la vente de ses participations dans Visa et Mastercard lui ont rapporté 600 millions de livres.

L'établissement n'a toutefois pas totalement échappé à la crise financière, sa filiale Barclays Capital, qui regroupe ses activités de banque de financement et d'investissement, a même accusé des dépréciations à hauteur de 8,1 milliards de livres sterling, dont 5 milliards au cours du second semestre, reflétant les effets de la crise financière et la perte de valeurs de ses portefeuilles de titres.

Le résutlat avant impôt de Barclays Capital a reculé de 24% à 2,6 milliards de livres. Le groupe a néanmoins été en mesure d'atténer les effets de la crise grâce à un profit de 1,7 milliards sur ses propres titres de dette. Dans le même temps, les activités de banque de détail ont affiché une hausse de 6% de leur résultat à 4,4 milliards de livres.

"2009 sera une nouvelle année pleine de défis avec une poursuite de la récession dans de nombreux pays où nous sommes présents", indique la banque dans son communiqué de presse. Les pertes liées aux marchés du crédit devraient toutefois être moins importantes en 2009 qu'en 2008, estime Barclays.

Au cours d'une conférence téléphonique, la direction de Barclays estime que le bilan de la banque lui permet de supporter des pertes "substantielles".

Dans ses activités de banque de détail, l'établissement anticipe une augmentation du coût du crédit au Royaume-Uni, en Espagne, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis. Face à la baisse massive des taux d'intérêt et à la réduction des écarts de crédit (spreads), Barclays a mis en place une politique de couverture des risques de taux qui devrait limiter l'impact sur ses résultats d'un environnement économique déprimé.

La banque indique par ailleurs qu'elle reprendra le versement d'un dividende au cours du second semestre 2009.