Vallourec prévoit des temps difficiles

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Les tubes de Vallourec se vendent un peu moins comme des petits pains, mais le groupe montre encore des signes de résistance face à une conjoncture qui se détériore fortement. Il a ainsi annoncé un bénéfice net annuel en recul de 1,9% à 967,2 millions d'euros, alors que la production expédiée de tubes sans soudure a diminué de 2,5% l'an dernier à 2,84 millions de tonnes.

Sur l'ensemble de l'exercice, les ventes de Vallourec ont augmenté de 4,8% à 6,44 milliards d'euros, mais le résultat brut d'exploitation a diminué de 3,2% à 1,69 milliard d'euros. "La crise financière a engendré un ralentissement de l'activité industrielle mondiale qui, à son tour, a impacté les marchés de l'énergie", indique le groupe.

Au cours du quatrième trimestre, bénéficiant des hausses de prix passées, Vallourec a vu son chiffre d'affaires augmenter de 11,8% à 1,82 milliard d'euros. Le résultat brut d'exploitation, principal indicateur de performance du groupe, a augmenté de 12,1% à 491,6 millions d'euros, alors que les volumes expédiés ont baisse de 0,7%. La marge brute d'exploitation atteint ainsi 27% contre 26,9% un an plus tôt. Vallourec constate une baisse de son carnet de commandes dans le pétrole, le gaz et la production d'énergie électrique, activités qui ont représenté 66% du chiffre d'affaires l'an dernier. Les ventes de tubes devraient ainsi chuter d'environ 200.000 tonnes au cours du premier trimestre 2009, par rapport à une moyenne trimestrielle de 690.000 tonnes en 2008.

Le groupe anticipe une baisse du chiffre d'affaires au cours du premier trimestre 2009, qui "devrait toutefois rester limitée à 5%, la baisse des volumes devant être compensée par les prix plus élevés des commandes en carnet". La marge brute d'exploitation devrait se situer autour de 25% du chiffre d'affaires. Au-delà, "la visbilité sur la demande reste très limitée", affirme Vallourec dans un communiqué de presse. Contrairement à son habitude, l'entreprise ne fournit pas de prévision pour l'ensemble du premier semestre, en raison d'une part de mouvements de déstockage et de "l"attentisme des clients".

L'exercice 2008 est également le dernier exercice pour Pierre Verluca en tant que président du directoire. Le dirigeant fait valoir ses droits à la retraite, et sera remplacé à son poste par Philippe Crouzet, venu de Saint-Gobain. Il sera assisté de Jean-Pierre Michel en qualité de directeur général, jusqu'ici membre du directoire et président des activités pétrole et gaz, des produits de spécialité et des activités brésiliennes de Vallourec.