Nike, Gap, Adidas réclament le retour à la démocratie au Honduras

R.S. avec AFP

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Quatre multinationales du vêtement, Nike, Gap, Adidas et Knights Apparel, ont écrit à la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton pour exprimer leur inquiétude sur les violences au Honduras après le coup d'Etat du 28 juin, et appeler à la restauration des libertés civiles. Les Etats-Unis, les Nations unies et les chefs d'Etat latino-américains avaient d'ailleurs condamné l'éviction de Zelaya lors du putsch et avaient réclamé sa réintégration.

"En tant que sociétés produisant au Honduras, nous sommes très inquiets des événements récents dans ce pays", ont fait valoir ces quatre entreprises dans une lettre commune, consultable mardi sur le site internet de Nike.

"Nous demandons que cette crise soit immédiatement résolue et que les libertés civiles soient rétablies, y compris la liberté de la presse, la liberté de parole, la liberté de mouvement", ajoutent ces fabricants d'habillement, précisant toutefois ne pas "prendre parti" dans cette affaire.

Cette lettre n'indique pas si leurs activités ont été directement touchées par la crise en cours, ni s'ils envisagent de réduire leur activité dans le pays. Elle semble néanmoins prouver que ces multinationales prennent au sérieux leur responsabilité à l'égard des travailleurs honduriens.