G7: une feuille de route pour les gouvernements

E24 avec AFP

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Aux grands maux, les grands remèdes. Les ministres des finances du G7 ont appelé, vendredi 10 octobre, à une réponse, à l'échelle mondiale, à la crise. Les grands argentiers du monde ont adopté un plan en cinq points visant à : débloquer les marchés monétaires, permettre aux banques de lever des capitaux auprès des secteurs public et privé, et déverrouiller le marché du crédit immobilier.

Dans le détail, le plan exhorte les gouvernements à utiliser tous les outils possibles pour soutenir systématiquement les instituions financières en danger de faillite; à prendre toutes les mesures nécessaires pour desserrer les marchés du crédit et monétaires afin que les banques aient le plus large accès aux liquidités; à s'assurer que les banques peuvent lever des capitaux privés et publics dans des proportions suffisantes pour rétablir la confiance; à garantir les dépôts bancaires des banques de détail; et enfin à prendre les mesures appropriées pour relancer le marchés du crédits hypothécaires, s'assurer d'une valorisation réelle et transparente des actifs et adopter de meilleures normes comptables.

Après les plans isolés adoptés dans chaque pays frappés par la crise, l'heure était à une "réponse sérieuse" et "collective" selon le propos du président américain, George W. Bush, vendredi 10 octobre.

Les Etats de la planète réunis à Washington

Le FMI, la Banque Mondiale et le G20 qui se sont réunis le lendemain lors de leur réunion annuelle , ont embrayé dans le même sens. Le président américain a participé de façon imprévue au G20 pour convenir d'une coordination globale à la crise. Les pays du G20 "ont mis l'accent sur leur résolution à travailler ensemble pour se sortir de la crise financière et pour approfondir la coopération pour améliorer la régulation, la supervision et le fonctionnement général des marchés financiers mondiaux", selon le compte-rendu de leur réunion.

Malgré la présence de presque tous les représentants des Etats du monde, ce week-end à Washington et du signal fort adressé aux marchés, le plan d'action proposé à Washington n'est pas à la hauteur d'un nouvel accord de "Bretton Woods" souhaité par certains.

Le plan ne fournit qu'un cadre de référence aux mesures à prendre par les gouvernements. Le Directeur général du FMI a précisé que le plan n'engageait pas nécessairement " les mêmes mesures dans tous les pays". L'Eurogroupe, réuni dimanche 12 octobre à l'Elysée, a formalisé ses propres propositions.

Après la baisse concertée des taux d'intérêts de six banques centrales, les opérations de recapitalisation des banques et le relèvement des garanties de dépôts bancaires dans l'Union Européenne, les autorités ne savent plus à quels saints se vouer pour rassurer les marchés. La réaction des grandes places financières est vivement attendue à l'ouverture, lundi 12 octobre. La Bourse du Caire a déjà clôturé en baisse de 3,1% et celle de Dubaï de 5,4% dimanche soir.