Espionnage à la Deustche Bank: le président du conseil savait

G. G. avec AFP

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Rebondissement dans l'affaire d'espionnage de la Deutsche Bank. Le président du conseil de surveillance de Deutsche Bank, Clemens Börsig, en savait plus qu'il veut bien le dire, selon le Wall Street Journal.

Börsig était au courant d'opérations de surveillance, notamment à l'encontre de l'actionnaire critique Michael Bohndorf, un avocat résidant à Ibiza, selon le quotidien qui cite un nouveau rapport du cabinet d'avocats indépendant Cleary Gottlieb Steen & Hamilton.

Deutsche Bank n'a pas souhaité commenter.

Dans un rapport intermédiaire publié le 22 juillet de ce même cabinet d'avocats, engagé par Deutsche Bank pour faire la lumière sur l'affaire, l'existence de quatre cas "suspects et isolés" avaient été déterminés.

Le rapport montrait aussi que ni le conseil de surveillance ni le directoire n'avaient "légitimé" ces méthodes, avaient réagi les deux instances dans un communiqué. Mais les soupçons à l'encontre de Clemens Börsig enflaient déjà dans la presse.

Les affaires d'espionnage au sein de grands groupes défraient régulièrement la chronique en Allemagne, où la protection de la vie privée est un sujet extrêmement sensible. De vastes scandales ont éclaté chez le géant des télécoms Deutsche Telekom, la compagnie de chemins de fer Deutsche Bahn ou encore le discounter Lidl. L'affaire semble jusqu'ici plus modeste à la Deutsche Bank.