Le nouvel EPR français construit à Penly

E24 avec AFP

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La France va rester en pointe sur le nucléaire. Nicolas Sarkozy a annoncé la construction d'une deuxième centrale EPR à Penly (Seine-Maritime). Une bonne nouvelle pour EDF qui conduira le projet. GDF Suez, pour sa part, sera associé minoritaire. "EDF saisira du projet ses instances de gouvernance et s'attachera bien à s'inscrire scrupuleusement dans le respect de toutes les procédures de concertation, avant le lancement de la construction en 2012", précise le texte du communiqué.

"Ce soutien conforte la stratégie industrielle engagée par le groupe sur le long terme dans le développement de moyens de production sans CO2, notamment nucléaires", a souligné dans un communiqué Pierre Gadonneix, PDG d'EDF. "C'est également une excellent nouvelle pour l'ensemble de la filière nucléaire et pour l'emploi en France", ajoute-t-il.

EDF réalise actuellement le premier EPR à Flamanville, commencé en décembre 2007 et dont le coût va atteindre 4 milliards d'euros, contre 3,3 milliards prévus initialement. Il doit entrer en service en 2012 et sera exploité par EDF et l'italien Enel.

Le maire PCF de Dieppe (Seine-Maritime) Sébastien Jumel a estimé que cette décision de construire un deuxième EPR constitue "une compensation extraordinaire" pour une région "qui souffre de la crise de l'automobile". "Cela représente 2.000 emplois pendant les cinq ans du chantier et 300 emplois pérennes après, et c'est une compensation extraordinaire d'aménagement du territoire pour notre région qui souffre de la crise de l'automobile", a déclaré à l'AFP Sébastien Jumel. Cet élu avait participé le 2 décembre à une délégation conduite par le maire UMP du Havre Antoine Rufenacht et composée d'élus de droite et de gauche partie plaider en faveur du projet auprès du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. "Je me félicite qu'Antoine Rufenacht ait joué le rôle de poisson-pilote de "l'union sacrée" dans ce dossier", a indiqué Sébastien Jumel.

Toute la classe politique locale s'était prononcée en faveur de l'implantation de ce réacteur à Penly, à l'exception des écologistes. "Face à l'argument de l'emploi, en pleine crise, on ne peut pas faire grand chose", a déclaré Alain Corréa, animateur local du réseau Sortir du nucléaire. Annoncée dans la nuit de jeudi à vendredi par le président Nicolas Sarkozy, la construction de ce réacteur devrait commencer en 2012 pour un couplage au réseau en 2017. Le premier EPR français est actuellement en construction, également en Normandie, à Flamanville (Manche).