Délai de réflexion allongé pour le CE de Lacroix

A.-C.B avec agence

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Le comité d'entreprise (CE) de la société Christian Lacroix, placée en redressement judicaire depuis début juin 2009, a refusé de statuer sur le plan de sauvetage proposé. Il a ainsi obtenu, mardi 28 juillet au soir, un délai pour consulter les offres soumises à l'administrateur judiciaire, selon l'agence Reuters. Cette date était initialement celle à laquelle la réflexion du CE aurait dû se terminer afin de se prononcer. Or le délai de réflexion a été repoussé jusqu'au 2 septembre.

Soulagement

"Pour les salariés, il s'agit d'un soulagement au moins transitoire", a déclaré à Reuters Guillaume Martin, du cabinet d'experts Meric & Associés, mandaté par le comité d'entreprise de la maison de couture. L'expert fait allusion au "plan de continuation" du groupe américain Falic, propriétaire de Christian Lacroix, qui envisage une réduction massive des effectifs (suppression de 90% de l'effectif de 120 personnes au total) en abandonnant notamment les activités structurellement déficitaires de haute couture.

"La haute couture, c'est une activité qui génère toujours des pertes. C'est une sorte de budget de communication, un investissement que certains peuvent faire" a-t-il ajouté.

Repreneurs

Par son jugement du 27 juillet 2009, le tribunal de commerce Paris avait prolongé la période d'observation pour la maison de haute couture Lacroix.

Deux repreneurs potentiels s'étaient principalement présentés pour sauver Christian Lacroix. L'offre de Maurizio Borletti est soutenue par le couturier. Elle est concurrencée par la proposition de Bernard Krief Consulting (BKS), prêt à injecter 15 millions d'euros. Cette dernière est aujourd'hui préférée par l'administrateur judicaire, Régis Vaillot.

Le tribunal de commerce de Paris fixera le sort de la société Christian Lacroix en septembre prochain.