Xavier Bertrand préconise un meilleur partage des profits

E24 avec AFP

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Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, s'interroge sur l'avenir du capitalisme et sur le partage des profits au sein de la société. Un débat dans la mouvance actuelle.

La crise n'est-elle pas "à l'origine une crise éthique du capitalisme?", a demandé l'ancien ministre des Affaires sociales lors de l'émission Le grand rendez-vous Europe 1-Aujourd'hui en France, ce dimanche 8 février. "On a favorisé en permanence un capitalisme de spéculateurs au détriment d'un capitalisme d'entrepreneurs".

"Il y a aujourd'hui une demande très forte pour qu'il y ait une meilleure répartition des profits, des bénéfices. L'actionnaire est important, mais c'est bien le salarié qui fait réussir aussi l'entreprise", a-t-il fait valoir.

"Il ne peut plus y avoir aujourd'hui de stock-options s'il n'y a pas un système d'intéressement et de participation pour tous les salariés", a préconisé Xavier Bertrand. "Je vais plus loin: au moment où l'on parle des questions de rémunérations, il faut aussi regarder les écarts de salaires dans les entreprises", a-t-il dit. "Ces écarts sont parfois complètement extravagants. C'est un sujet que je mets sur la table aujourd'hui pour la première fois".

"Pas d'augmentation de salaires pour quelques uns s'il y a pas d'augmentation pour l'ensemble des salariés", a poursuivi le numéro un du parti présidentiel. "Trouvez-vous normal que certains dirigeants cherchent à s'augmenter au moment où, dans l'entreprise, les négociations salariales sont au point mort ? Ce n'est pas possible", selon Xavier Bertrand. "Il y a des outils à mettre en place".

"Dans l'après-crise, les patrons vont devoir gagner des sommes beaucoup plus raisonnables", selon l'ex-ministre. "Il faut en finir avec ces bonus extravagants".