Les cimentiers européens inquiétés

E24 avec AFP

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L'enquête prend de l'ampleur. Des enquêteurs des services européens de la concurrence se trouvaient, mercredi 5 novembre, dans les bureaux parisiens de Ciments Français, a indiqué une porte-parole de la filiale française du groupe italien Italcementi. "Les enquêteurs sont arrivés mardi et poursuivent mercredi leurs investigations. Nous coopérons pleinement à leur enquête mais nous ne savons pas ce qu'ils cherchent", a déclaré cette porte-parole.

Plusieurs fabricants de ciment ont annoncé qu'ils étaient concernés par une enquête des services européens de la concurrence, ce que la Commission européenne a confirmé mercredi, indiquant que ses inspecteurs avaient perquisitionné mardi et mercredi "plusieurs sociétés actives dans le ciment et des produits liés, dans plusieurs Etats membres".

Dans un communiqué, Bruxelles dit soupçonner des violations des règles de concurrence européenne, comme la constitution de cartels ou des abus de position dominante.

Allemagne, Mexique

Mercredi, les groupes allemands HeidelbergCement et Dyckerhoff ont à leur tour annoncé que leurs bureaux avaient été perquisitionnés par la Commission européenne dans le cadre d'une enquête à l'échelle européenne. Dyckerhoff a précisé que les perquisitions s'étaient déroulées mardi et HeidelbergCement que ses sites concernés se situaient à Heidelberg (sud de l'Allemagne), en Grande-Bretagne et au Bénélux. Le cimentier mexicain Cemex a également indiqué avoir reçu la visite d'inspecteurs de la Commission européenne dans ses bureaux allemands et britanniques.