CIT évite la faillite

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CIT Group, l'un des plus gros fournisseurs américains de prêts aux PME en difficulté, devrait éviter sa mise en faillite grâce à un accord avec ses créanciers. Ces derniers lui auraient accordé un prêt de 3 milliards de dollars dimanche soir, selon la presse.

Cet accord devrait permettre à l'entreprise de restructurer sa dette, par le biais d'une prise de participation des créanciers à son capital. CIT avait demandé une assistance financière à l'administration américaine, qui la lui avait refusée. L'entreprise, vieille de 101 ans, menaçait de faire faillite ce lundi.

Les autorités américaines ont toutefois estimé qu'une faillite de l'entreprise ne créerait pas un risque systémique. La faillite de CIT aurait été la plus importante depuis celle de Lehman Brothers, en septembre 2008.

En décembre dernier, le gouvernement avait injecté 2,33 milliards de dollars dans l'entreprise dans le cadre du plan TARP d'aide à l'industrie bancaire. Mais CIT n'avait alors rien changé à son modèle d'affaires, préférant demander le soutien du Trésor pour émettre de la dette à un coût réduit, en bénéficiant de la garantie de l'Etat américain.

Les difficultés de CIT, qui fournit des prêts à plus de 1 million de PME aux Etats-Unis, remontent à son incursion dans les prêts à risque (subprime) et les prêts étudiants, stratégie impulsée par son PDG Jeffrey M. Peek. Elles ont été amplifiées lorsque le marché du crédit s'est gelé l'an dernier.

Au terme du premier trimestre 2009, CIT avait enregistré une perte nette de 504,5 millions de dollars. Ses fonds propres étaient de 7,7 milliards de dollars à fin mars, pour un total de bilan de près de 76 milliards de dollars, dont 3 milliards de dollars de dépôts.