Proglio auditionné par l'Assemblée nationale

E.M. avec AFP

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Henri Proglio s'apprête à découvrir les joies de diriger une entreprise détenue en majorité par l'Etat. Le futur PDG d'EDF sera auditionné le 27 octobre au soir par la commission des affaires économiques, explique le site internet de l'Assemblée nationale.

Cette audition de l'actuel P-DG de Veolia Environnement, normalement suivie d'une autre au Sénat, sera l'occasion pour les députés de l'interroger sur la stratégie qu'il entend appliquer en tant que nouveau patron de l'électricien public français.

Nomination

Le Premier ministre François Fillon avait annoncé fin septembre que Henri Proglio serait nommé à la tête d'EDF sous réserve d'une décision favorable des organes sociaux de l'entreprise.

Une assemblée d'actionnaires prévue jeudi 5 novembre doit encore entériner le renouvellement du mandat d'Henri Proglio comme administrateur. Son entrée en fonctions en tant que P-DG ne devrait intervenir qu'au terme du mandat de Pierre Gadonneix, l'actuel patron d'EDF, le 22 novembre prochain.

Veolia Environnement séparera de son côté les fonctions de président et de directeur général avant de passer à un conseil de surveillance et un directoire, a déclaré le 30 septembre à Reuters une source proche du conseil d'administration du numéro un mondial des services à l'environnement.

EDF et Véolia

Cette période de transition est rendue nécessaire par le calendrier d'entrée en fonction d'Henri Proglio à la tête d'EDF. Antoine Frérot, actuel directeur général de la branche eau de Veolia, fait toujours figure de favori pour lui succéder à la direction opérationnelle de la société, a-t-on ajouté de même source.

Cette dernière a en outre confirmé qu'EDF pourrait monter jusqu'à 15% du capital de Veolia, contre 3,9% actuellement, en lui cédant sa participation de 34% dans Dalkia, leur filiale commune de services énergétiques, en échange de titres Veolia.

EDF deviendrait ainsi le premier actionnaire de l'entreprise devant la Caisse des dépôts et consignations (environ 10% du capital) ce qui permettrait à l'Etat français de détenir au total près d'un quart du capital du groupe.