L'ouverture du capital de La Poste conseillée

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L'ouverture du marché à la concurrence se fera à l'horizon 2011. La Poste attend que l'Etat fixe son sort. La Commission Ailleret -du nom de son président, l'ex-directeur général d'EDF- doit la conseiller. Elle doit remettre le 12 décembre au chef de l'Etat un rapport sur les différentes voies de développement s'offrant à l'entreprise.

Le quotidien Le Monde s'est procuré un "projet de rapport". La commission serait parvenue à un accord sur plusieurs "grands principes": "la confirmation des missions de service public de l'entreprise (acheminement du courrier, transport de la presse, accessibilité bancaire,etc.) et la nécessité de clarifier leur financement, le maintien du caractère public de La Poste et de son unité, le maintien de la présence postale sur le terrain, et de son unité, le maintien de la présence postale sur le terrain, et la nécessité d'une politique de développement du groupe", écrit Le Monde.

Epic

"La Poste ne dispose pas d'une marge de manoeuvre suffisante pour mener à bien son projet industriel, (...) l'apport de ressources financières est indispensable", indiquent les auteurs du rapport selon le quotidien. Dans ce but, deux solutions s'offrent à La Poste. La première serait un apport de capitaux de l' Etat. Cette option permettrait à La Poste de conserver son statut d'Etablissement public à caractère industriel et commercial (Epic), mais péserait sur les finances publiques. La deuxième solution consiste en l'entrée d'autres actionnaires comme la Caisse des dépôts et consignations, compagnies d'assurances, etc.). Celle-ci conduirait à un changement de statut et à la mise en place d'une nouvelle gouvernance.

"Devant la commission, les dirigeants de La Poste ont chiffré leurs besoins financiers à trois milliards d'euros environ, dont deux serviraient au désendettement et un à l'investissement, indique Le Monde.

La transformation en SA de La Poste, pour faire éventuellement intervenir la Caisse des dépôts au côté de l'Etat voire d'autres investisseurs institutionnels, reste la piste "privilégiée à ce jour", estime le quotidien. "A ce jour, une chose est bel et bien arrêtée: La Poste ne sera pas cotée en Bourse."