Les promoteurs attendent des mesures

E24 avec AFP

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Victimes d'une "crise brutale", les promoteurs attendent des mesures fortes pour la construction dans le plan anti-crise que dévoilera Nicolas Sarkozy, jeudi à Douai (Nord), a déclaré, mardi 2 décembre, Jean-François Gabilla, le président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC). "Si aucune mesure forte n'était prise, les ventes des promoteurs privés tomberaient entre 60.000 et 65.000 en 2009 contre 75.000 à 80.000 en 2008 et 127.400 en 2007", a averti Jean-François Gabilla lors des "premières rencontres de l'immobilier résidentiel" organisées à Paris par la FPC.

Majoration PTZ

L'idée de la ministre du Logement, Christine Boutin, d'une TVA à 5,5% "pour les premiers accédants à la propriété, sous condition de ressources" semble définitivement abandonnée, Jean-François Gabilla réclame plutôt la majoration du prêt à taux zéro (PTZ), aussi bien pour le neuf que pour l'ancien, ainsi que l'allongement de sa durée de remboursement. Le président de la FPC réclame également l'amélioration des déductions d'impôt pour les investisseurs locatifs (dispositifs Borloo, de Robien). Il plaide aussi pour que soient facilitées les opérations en "Pass-Foncier", mécanisme de 'portage foncier' du terrain par le 1% logement jusqu’au remboursement complet du bâti la maison.

Pessimiste

Les prévisions de mises en chantier de logements neufs en 2009 sont très pessimistes: 330.000 à 335.000 contre 370 à 375.000 en 2008 et 435.000 en 2007, selon Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris X-Nanterre. "Si cela arrive, on aura jamais vu une baisse d'une telle ampleur en deux ans", affirme-t-il Mouillart.

La raréfaction des crédits immobiliers continue d'affecter le secteur. "Depuis 18 mois les taux courts sont plus élevés que les taux longs sur les crédits à l'habitat et les banques ont des marges négatives. Depuis 18 mois, nous sommes en apnée", explique Marie-Christine Caffet, directrice du développement de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM), pour justifier la frilosité des banques dans ce secteur.