Ericsson et Avaya autorisés à se partager Nortel

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Double feu vert des autorités canadiennes dans le dossier de la faillite de Nortel. Le gouvernement canadien a déclaré qu'il ne s'opposerait pas à la vente de la division de téléphonie mobile CDMA à Ericsson. D'autre part, les tribunaux sur la faillite canadiens et américains ont donné leur feu vert mercredi 16 septembre à la vente au groupe américain Avaya de la division de solutions pour entreprises.

Ericsson va donc verser 1,13 milliard de dollars américains (797 millions d'euros) pour son acquisition. Cette opération a été approuvée fin juillet par les tribunaux américains et canadiens sur la faillite. Le gouvernement conservateur avait en effet fait savoir qu'il préférait voir la technologie de Nortel revenir à un autre groupe canadien: Research In Motion (RIM), fabricant du téléphone multifonctions BlackBerry.

"Après un examen attentif, j'ai décidé que la vente à Ericsson n'est pas assujettie à un examen selon la loi d'Investissement Canada", a déclaré en conférence de presse Tony Clement, soulignant que le transfert de cette technologie de pointe ne posait aucun problème pour la sécurité nationale.

Le Suédois a par ailleurs proposé l'embauche de quelque 800 employés canadiens de cette division Nortel, en conservant les mêmes salaires, avantages sociaux et lieux de travail, a annoncé en outre le ministre.

D'autre part, les tribunaux américains et canadiens ont approuvé l'accord de vente pour 915 millions de dollars américains (622 millions d'euros). L'accord de la justice française et israélienne et des autorités réglementaires est toutefois toujours attendu.

Autrefois première entreprise du Canada, Nortel a connu une descente aux enfers ces dernières années, avec l'éclatement de la bulle internet, un scandale comptable et une accumulation de pertes.

Le groupe s'est placé en janvier sous la protection du régime des faillites au Canada et aux Etats-Unis et a aussi placé plusieurs filiales étrangères sous administration judiciaire.