Lagarde et Pékin pour "un dollar fort"

G. G. avec AFP

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"Nous partageons avec les autorités chinoises le souhait ardent d'avoir un dollar fort", a déclaré à la presse Christine Lagarde à l'issue d'une journée d'entretiens à Pékin.

La Chine et l'Union européenne préfèrent un dollar fort pour des raisons différentes. L'euro est la principale monnaie à subir les conséquences de la faiblesse du dollar, en s'appréciant vis-à-vis du billet vert ce qui pèse sur les exportations européennes.

Le yuan de son côté est de facto chevillé au dollar depuis l'été 2008. Mais les responsables chinois se sont à plusieurs reprises inquiétés de la faiblesse de la monnaie américaine alors qu'une bonne partie de leurs réserves de change est placée dans des actifs en dollars.

La ministre, qui était interrogée sur le taux de change du yuan -sous-évalué aux yeux des partenaires commerciaux occidentaux de la Chine- a refusé de faire d'autres commentaires. Elle a affirmé qu'il appartenait aux responsables des Banques centrales de s'exprimer sur le sujet.

Un prudent silence. Mais les trois plus importants responsables économiques de la zone euro ont annoncé récemment leur intention de se rendre d'ici à la fin de l'année en Chine pour tenter de convaincre ce pays d'assouplir sa politique de change.

La mission européenne sera composée du président de l'Eurogroupe - le forum des ministres des Finances de la zone euro - Jean-Claude Juncker, du président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, et du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia.