Économie

Trop coûteux, The London Paper va fermer

Le quotidien gratuit The London Paper va fermer. Appartenant au magnat des médias, Rupert Murdoch, le journal entraîne des pertes trop importantes.

News International (NI), filiale du groupe américain de médias News Corp, a annoncé jeudi 20 août qu'elle allait fermer le journal The London Paper. Le quotidien gratuit londonien avait été lancé il y a moins de trois ans mais constitue un foyer de pertes.

James Murdoch, le fils de Rupert, dirige les activités de News Corp en Europe et en Asie. Il a rappelé que News International avait engagé depuis 18 mois une restructuration de ses activités et voulait se concentrer sur ses titres phares.

Or, "la performance de cette entreprise, dans un secteur des journaux gratuits très difficile, n'a pas été à la hauteur de nos attentes", a-t-il expliqué à l'AFP.

Perte de 12,9 millions

Selon News International, le quotidien, distribué en fin d'après-midi dans l'agglomération londonienne, a essuyé une perte avant impôts de 12,9 millions de livres (soit environ 15 millions d'euros) sur l'exercice achevé fin juin, soit presque autant que son chiffre d'affaires de 14,1 millions de livres (soit environ 16,3 millions d'euros).

NI, filiale de News Corp spécialisée dans l'édition de journaux et magazines en Grande-Bretagne (dont les quotidiens Times et Sun et les hebdomadaires Sunday Times et News of the World), a précisé qu'elle avait ouvert une phase de consultation de 30 jours avec la soixantaine d'employés qui travaillent pour le journal.

500.000 exemplaires

Le gratuit, d'une circulation d'environ 500.000 exemplaires, avait été lancé en septembre 2006.

A l'époque, News International voulait contrer le quotidien du soir payant de Londres, Evening Standard. Mais Associated Newspapers du groupe Daily Mail, qui publiait ce dernier titre, avait répliqué en lançant son propre gratuit, London Lite, quelques jours avant The London Paper.

Concurrence

Les deux quotidiens gratuits se livrent depuis à une concurrence sans merci, leurs colporteurs étant très souvent situés côte à côte dans les lieux à forte fréquentation et se disputant l'attention des passants.

Et pour ne rien arranger, la crise économique est venue réduire le gâteau publicitaire que se disputent les deux titres et leurs rivaux du matin: Metro, un généraliste également publié par Associated Newspapers et City AM, spécialisé dans la finance.